Déshydroépiandrostérone (DHA)

 

Indications :

L’examen est utile au diagnostic d’une hyperandrogénie surrénalienne.

Avant de prescrire de la DHEA, on doit s’assurer de l’absence de contre-indications biologiques ; l’examen, tel que la mesure du taux de DHA, y aide.

Principe :

Le sulfate de déshydroépiandrostérone est une pro-hormone sans activité androgène propre. Catabolisée en androgène, elle acquiert alors une action virilisante.

Sa prescription semble avoir un effet régulateur du sommeil, antalgique chez les personnes âgées, préférentiellement de sexe féminin, mais sans effets supposés antiveillissement restent à démontrer, comme d’ailleurs son innocuité.

Son origine est essentiellement surrénalienne.

Déshydroépiandrostérone (DHA)Technique :

Prélèvement le matin, en laboratoire, de 10 mL de sang sur EDTA (acide éthylène diamino-tétra-acétique), congelé immédiatement.

Le dosage se fait par méthode radio-immunologique.

Résultats :

Valeurs moyennes :

– homme : 2,5 à 10 µmol/L ;

– femme : 2,2 à 7,5 µmol/L.

(Facteur de conversion : mg x 2,7 = µmol ; µmol x 0,35 = mg.)

Le dosage de la DHA est un indicateur du début de la puberté surrénalienne, qui apparaît deux ans avant la puberté gonadique.

Une élévation de DHA en cas d’hirsutisme est en faveur d’une origine surrénalienne tumorale, hypercorticisme, bloc enzymatique (déficit en 11-hydroxylase).

Coût :

Adulte : B70.

Enfant : B140.

Conseils pratiques :

Un traitement en cours aux corticoïdes abaisse artificiellement le taux de DHA.

Chez la femme en activité ovarienne, le dosage doit s’effectuer dans les six premiers jours du cycle.

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Administrateur et rédacteur en chef du site Medical Actu

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