Paludisme

 

* Plasmodium vivax, P. malariae. P. ovale ne donnent jamais d’accès pernicieux et sont toujours sensibles aux antipaludéens.

* La durée du cycle intraérythrocytaire explique la périodicité des accès fébrile (48 heures pour toutes les espèces sauf P. malariae qui dure 72 h -> fièvre quarte).

* Chez un sujet ayant séjourné en zone d’endémie le paludisme doit être suspecté devant tout tableau quels que soient les symptômes associés.

* L’incubation peut atteindre plusieurs mois pour P. vivax et P. ovale.

* Accès plustres intermittents : évoluent en 3 phases successives, frissons intenses (1h), fièvre intense (4h), sueurs profuses puis rémission.

Se répétant périodiquement : fièvre tiers bénigne (tous les 2 jours) ; fièvre quarte (tous les 3 jours).

Frottis sanguin de Plasmodium falciparum

Frottis sanguin montrant plasmodium falciparum à l’intérieur d’hématies

* Pour P. falciparum la périodicité est souvent moins nette (fièvre tierce maligne). ; il n’y a pas de vraie rémission entre les pics.

* Des accès de réviviscence peuvent ultérieurement réapparaître après quelques années (jusqu’à 20 ans pour P. malariae) pour toutes les espèces sauf le P. falciparum (pas de réviviscence).

* L’accès pernicieux (neuropalustre) se manifeste par des signes neurologiques (encéphalite aiguë) ; anémie ; ictère (hémolyse) ; insuffisance rénale ; cytolyse ; acidose métabolique ; CIVD ; hypoglycémie…

* Critères de gravité d’un accès plustre : terrain ; vomissement + ; fièvre ++ en plateau ; taux d’hématies parasités ≥ 5% ; anémie sévère et hémoglobinurie ; ictère clinique ; hypoglycémie ; le reste est évident.

* Le frottis mince est l’examen de référence en urgence (coloration de MGG).

La goutte épaisse est plus sensible que le frottis mais demande 12 à 24 h de séchage avant coloration

* Sur le Frottis le P. falciparum est évoqué sur les éléments suivants : gamétocytes en forme de faux ; présence exclusive de trophozoïtes annulaires (pas de schizonte ni de corps en rosace) ; envahissement d’une hématie par plusieurs trophozoïtes (polyparasitisme) ; parasitémie pouvant être intense (> 5%).

Anopheles gambiae; Moustique vecteur du paludisme

Anopheles gambiae; Moustique vecteur du paludisme

* En de forte suspicion clinique le traitement est instituée en urgence même en cas de frottis négatif.

* La thrombopénie n’est pas un signe de gravité (même important) ; leucopénie.

* Tous les antipaludéens sont schizonticides (actif uniquement sur la forme intra-GR) ; la quinine est la seule qui est naturelle.

* Antipaludéens en traitement curatif uniquement : quinine, Fansidar® (sulfadoxine + pyriméthamine) ;

* Les AP en traitement prophylactique et curatif : méfloquine, halofantrine, chloroquine (Nivaquine®).

* Les cyclines et les macrolides ont une action antipaludéenne et peuvent être utilisés en association avec la quinine dans certains accès pernicieux.

* La chimioprophylaxie prévient les accès cliniques mais n’empêche pas l’impaludation.

Doit être débuté la veille du départ et poursuivie 4 semaines après le retour (si chloroquine).

La situation du paludisme dans le monde

La situation du paludisme dans le monde

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Administrateur et rédacteur en chef du site Medical Actu

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