Taux de prothrombine (temps de Quick) et INR (international normalized ratio)

 

Indications :

Utilisé pour révéler un trouble de la coagulation, qu’il soit congénital ou acquis, l’examen permet surtout de surveiller les patients sous traitement anticoagulant oral à base d’antivitamine K.

Ces médicaments font baisser la coagulation sanguine en diminuant la synthèse des facteurs II, VII, IX et X de la coagulation.

Ce dosage sert également à apprécier les fonctions hépatiques en cas d’insuffisance comme lors d’une cirrhose, par exemple (c’est alors l’insuffisance qui engendre les troubles sanguins portant sur la coagulation).

Il est également utile pour explorer une avitaminose K, qu’elle soit due à une carence d’apport comme d’absorption.

Taux de prothrombine (temps de Quick) et INR (international normalized ratio)Technique :

Prélèvement de 5 mL de sang sur citrate de sodium à 3,8 % en tube plastique.

Que la technique de dosage soit manuelle ou automatique, le principe demeure le même : à 100 µL de plasma citraté, on ajoute 200 µL de thromboplastine calcique à une température de 37 °C. On mesure le temps de coagulation (un maximum de 60 secondes). Le résultat peut être rendu 10 min après la ponction veineuse.

Pour être valable, l’examen doit être pratiqué dans les 4 heures suivant le prélèvement, sur un plasma non coagulé. De nombreux automates existent délivrant eux-même les réactifs ; certains fonctionnement avec des microprélèvements.

Résultats :

Le TP (taux de prothrombine) est exprimé en pourcentage ; en secondes, c’est le temps de Quick.

Valeurs normales en l’absence de tout traitement :

– TP supérieur à 70 % ;

– temps de Quick compris entre 12 et 14 s.

Sous traitement, il doit être, en fonction des réactifs utilisés, compris entre 25 et 35 %. Afin de standardiser ces résultats une norme internationale a été établie : l’INR ou international normalized ratio.

La valeur de l’INR est calculée à partir du temps de coagulation du patient testé, rapporté à celui du témoin.

Le rapport ainsi obtenu est compris entre 0 à 5 : plus l’INR est élevé, plus le TP est bas.

En cas de traitement, la zone thérapeutique est comprise entre 2 et 3.

Ce dernier examen tend désormais à supplanter le TP.

En l’absence de traitement anticoagulant, un TP bas signifie.

– une hypovitaminose K physiologique chez le nouveau-né, elle est due à une insuffisance d’apport ou d’absorption ;

– une insuffisance hépatocellulaire, comme une cirrhose par exemple ;

– une coagulopathie de consommation (coagulation intravascullaire disséminée : CIVD); qui qui témoigne d’un trouble de l’hémostase avec consommation des plaquettes et de certains facteurs de la coagulation (I, II, V et VIII).

Coût :

B20.

Conseils pratiques :

Certains médicaments peuvent modifier le TP ou l’INR : antibiotiques, aspirine, allopurinol, fibrates, phenylbutazone, hypocoagulants, antithyroïdiens, halopéridol, oestrogènes, oestre-progestatifs, barbituriques hypercoagulants.

Des aliments peuvent jouer aussi un rôle néfaste sur la régulation du TP comme les choux, les oignons, les brocolis, riches en vitamine K.

Un temps de Quick allongé peut être dû à un traitement à l’héparine, avec un taux de fibrinogène plasmatique trop bas, inférieur à 1 g/L.

Lorsqu’un traitement aux antivitamines K succède à une héparinothérapie, celle-ci doit être poursuivie, associée aux antivitamines K, tant que l’INR souhaité n’est pas obtenu.

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Administrateur et rédacteur en chef du site Medical Actu

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