Dissection Aortique

Dissection AortiqueSIGNES CLINIQUES:

* chez un adulte (3 hommes pour 1 femme) ayant entre 40 et 70 ans, souvent hypertendu (70-90%).

* douleur thoracique ou dorsale ou postérieure intense, migrant vers l’abdomen dans 90% des cas mais aussi les lombes.

* tension artérielle élevée dans 2/3 des cas, élargissement de la différentielle, asymétrie tensionnelle > 2 cmHg.

* disparition ou asymétrie des pouls périphériques.

* insuffisance aortique aiguë possible, souvent modérée, à rechercher à l’auscultation (souffle diastolique aortique).

* parfois masse battante abdominale indolore mais pas de contracture ni de défense abdominale.

* complications:

  – ischémie aiguë d’un membre inférieur.

  – AVC, paraparésie, paraplégie (10%).

  – collapsus, défaillance cardiaque, insuffisance cardiaque congestive.

  – insuffisance rénale aiguë avec oligo-anurie.

  – rupture de la dissection:

      – c’est une extrême urgence: syncope initiale, douleur thoracique ou postérieure transfixiante, défaillance circulatoire, hémopéricarde, défense abdominale.

  – fissure dans le duodénum: hémorragie digestive qui fait errer le diagnostic.

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL:

* infarctus du myocarde, (ne pas faire d’héparine dans la dissection !).

* embolie pulmonaire.

* péricardite aiguë.

* autres douleurs thoraciques.

* urgences abdominales, colique néphrétique.

* lombalgie ou sciatique aiguë.

ETIOLOGIE:

* hypertension artérielle.

* maladie de Marfan.

* coarctation ou bicuspidie congénitale de l’aorte.

* grossesse.

* traumatisme thoracique.

EXAMENS COMPLEMENTAIRES:

* scope, SpO².

* ECG:

  – normal, ce qui doit faire évoquer le diagnostic.

  – ou trompeur: signes d’ischémie-lésion, hypertrophie ventriculaire gauche, tachycardie.

* radiographie thoracique:

  – parfois élargissement du médiastin à droite si aorte ascendante, à gauche si aorte descendante dans 80% des cas.

* échographie transthoracique ou transoesophagienne.

* scanner thoracique si échographie transoesophagienne non pratiquée.

TRAITEMENT:

* voie veineuse, oxygénothérapie au masque.

* antalgiques IV voire analgésie.

* faire baisser la TA systolique à 120 mmHg environ:

  – Loxen 20: 2 comprimés.

  – Loxen: 1 à 2,5 mg IV ou Eupressyl: 25 mg IV puis relais à la seringue électrique.

* Lénitral: 1 mg/h IV continue (maxi: 3 mg/h).

* si état de choc:

  – macromolécules, Dobutrex: 10 μg/kg/mn.

  – pantalon anti-choc si anévrysme abdominal.

* si détresse vitale:

  – intubation, ventilation assistée après sédation (Hypnovel + Fentanyl).

* traitement chirurgical dès que possible.

«
»


Rédacteur en chef du site Medical Actu; médecin généraliste diplômé de la faculté de médecine d'Alger en 2005 exerçant actuellement comme libéral.

Partagez ce post

Articles apparentés

·